Les causes de la surcharge pondérale

prise de poids

La prise de poids étant le résultat d’un déséquilibre entre les calories consommées et celles dépensées, manger lorsqu’on n’a pas faim, sans effectuer d’activité physique, fait prendre du poids graduellement. La cause de cette attitude, menant à un bilan positif de calories absorbées par rapport à celles brûlées, est multifactorielle. Des facteurs psycho-sociaux et environnementaux étant impliqués, la perte de poids et sa stabilisation sont deux défis si difficiles à atteindre.

L’avancement en âge est un facteur biologique contribuant au gain de poids sur lequel on n’a aucun contrôle. Certaines maladies rares peuvent provoquer un gain de poids, comme l’hypothyroïdie ou une tumeur de l’hypothalamus. La prise sur une longue période de certains médicaments (antidépresseurs, antipsychotiques, corticostéroïdes et bêtabloquants) peut entraîner une prise de poids. De même que l’hérédité, comme le fait d’avoir un ou des parents obèses, peut prédisposer à l’obésité.

 

Des facteurs psycho-sociaux peuvent aussi exposer davantage au risque de surcharge pondérale.

stress

Tels que les états de stress, d’anxiété, d’ennui, de tristesse, de mélancolie et de colère qui peuvent nous inciter à manger pour surmonter temporairement nos émotions. Aussi, les mauvaises habitudes alimentaires acquises dans l’enfance sont des facteurs qui peuvent contribuer à la surcharge pondérale. De même, une mauvaise image de soi qui pousse à faire des régimes contraignants de manière régulière avec comme effet prévisible une reprise de poids toujours plus importante. Le manque de sommeil est facteur de prise de poids, car ce déséquilibre augmente la faim. 

malbouffe

Mais ces dernières années, le facteur le plus aggravant est l’offre des plats industriels riches en gras et en sucres, accompagnée d’une profusion de publicités de l’industrie alimentaire nous incitant à consommer plus d’aliments. Ainsi que les médias qui poussent à la minceur, nous incitant à nous priver pour mieux reprendre du poids ensuite. Ces deux facteurs antagonistes créent un environnement obésogène. 

La surcharge pondérale est également favorisée par l’automatisation de tâches professionnelles et ménagères qui réduisent notre dépense énergétique. Les aménagements urbains ne favorisant pas la marche, et l’activité physique dans son ensemble sont des facteurs à prendre également en considération.

 

MAUVAISES ATTITUDES COMPORTEMENTALES ENVERS LA NOURRITURE 

 

Au-delà des facteurs psycho-sociaux et de l’environnement obésogène pour expliquer la surcharge pondérale, il y a aussi nos mauvaises attitudes et comportements à l’égard de la nourriture qui nous font trop manger. Ces attitudes et comportements sont la conséquence de pensées irrationnelles et non réalistes ou pensées négatives. Il est nécessaire de prendre conscience de ses pensées liées à l’acte de manger, afin de les remettre en question puis de les changer pour aboutir à une meilleure conduite alimentaire. La thérapie comportementale peut nous révéler les pensées qui influencent l’évolution de notre poids, et également nous permet d’y remédier en transformant nos pensées. 

 

MAUVAISES PENSÉES CONCERNANT LA NOURRITURE 

 

« Je viens juste de manger mais j’ai envie de grignoter quelque chose. Je dois calmer cette envie, je vais me chercher un biscuit. » 

« Je ne supporte pas d’avoir un petit creux, je dois manger. » 

« Si je mange beaucoup ce midi, j’éviterai d’avoir faim cet après-midi. » 

« Ça ne fait pas beaucoup de différence si je mange quelques bouchées de plus, même si je n’ai plus faim. » 

« Je me sens irrité. Je vais manger et me faire plaisir. »

 « Je ne peux pas croire que j’ai repris du poids. J’ai échoué. J’arrête tous mes efforts. »

 « C’est injuste que des gens puissent manger ce qu’ils veulent sans grossir, alors que moi je ne peux pas. J’arrête donc de me priver» 

« Le restaurant coûte tellement cher, je dois vider mon assiette. » 

« Ce soir je profite et je mange tout ce que je veux, car c’est demain que je commence mon régime. » 

« Ce soir je mange tout ce que je veux, car demain je commence un régime et je ne pourrai plus en manger. » 

En bref, pour maintenir ou perdre du poids, augmenter son niveau d’activité physique et manger moins gras ne suffisent pas. Il faut prendre en compte tous les facteurs pouvant contribuer à la surcharge pondérale, déterminer les causes les plus déterminantes pour soi et se faire un plan d’action personnalisé et réaliste.

 

Kévin NUBRET-ADONICAM