Les solutions comportementales à la surcharge pondérale (partie 1)

LES ATTITUDES ALIMENTAIRES SAINES 

 

 

Afin de perdre du poids ou de le maintenir, nous devons retrouver des attitudes saines. Perte de poids ne signifie pas perte de plaisir et s’affamer. Mieux vaut perdre du poids très lentement et sans difficulté que rapidement et en souffrant.

L’ATTITUDE NORMALE 

 

Lorsque l’on vient au monde, manger est un besoin uniquement physiologique. Quand le besoin se fait sentir, le bébé pleure et se tortille et quand le besoin est assouvi, le bébé se retire du sein car il n’a plus faim. Pour un bébé, pas question de manger quand il n’a pas faim. Il est sous les ordres de ses besoins physiologiques, c’est tout. 

En grandissant, nous écoutons de moins en moins nos signaux de faim et de satiété, parce que le plaisir de manger, la gourmandise, les horaires, le stress et les distractions prennent le dessus sur le moment adéquat pour manger et la quantité requise de nourriture dont le corps a besoin. Je mange parce que c’est l’heure et non parce que j’ai une vraie faim. Je mange parce que je m’ennuie, parce que je viens de voir une pub de bouffe à la télé, parce que c’est la fête d’un ami et autres raisons toutes aussi banales les unes que les autres.  

 

Cette distance, entre les besoins réels du corps et les besoins conditionnés par des facteurs psychologiques, sociaux ou extérieurs à nous, génère de l’embonpoint à long terme.

 

ÉCOUTER NOS SIGNAUX DE FAIM ET DE SATIÉTÉ

 

La méthode la plus importante pour bien gérer son poids consiste à apprendre et à réécouter les signaux de son organisme. Le corps connaît la quantité de nourriture dont il a besoin. Il faut donc apprendre ce qu’est la faim, afin d’être en mesure de reconnaître la vraie faim. 

 

QU’EST-CE QUE LA FAIM ? 

 

La faim est un véritable besoin physiologique qui se manifeste par des bruits et des contractions dans l’estomac, une minime perte de concentration et une légère baisse de l’énergie. On la ressent généralement de quatre à six heures après un repas équilibré.

 

LA FAIM EXCESSIVE 

 

La faim excessive se manifeste lorsqu’on attend trop longtemps avant d’assouvir la faim véritable ou si nos repas précédents ne sont pas équilibrés. Elle se manifeste par des étourdissements, une grande fatigue, des maux d’estomac et autres indispositions. Il est indispensable d’éviter la faim excessive, afin de ne pas enclencher le mécanisme de survie de l’organisme, qui risque de nous pousser à trop manger et de manière déséquilibrée. 

 

LA FAUSSE FAIM 

 

Il se peut que sans ressentir aucune faim, on ait une envie impérieuse de manger : parce qu’on s’ennuie, qu’on est stressé ou triste, que c’est le seul plaisir de la journée, que ça sent bon, etc. S’il arrive fréquemment que l’on mange pour des raisons de ce genre, il est temps de reconnaître que ce comportement est néfaste. 

La fausse faim cache un problème. La nourriture vient combler un besoin qui n’est pas physiologique: besoin d’affection, d’écoute, de valorisation, de relaxation, de tendresse, de plaisir et autres de cette nature. 

 

COMMENT ÉVALUER VOTRE FAIM ? 

 

Voici des exemples de signaux de faim : 

• Mon estomac gargouille. 

• J’ai une sensation de vide dans l’estomac, parfois accompagnée de petites crampes. 

• Je ressens une baisse d’énergie, j’ai plus de difficultés à me concentrer. 

Afin d’évaluer votre niveau de faim, prenez l’habitude de mettre une cote à votre niveau de faim physiologique avant le repas. Au bout d’un certain temps, la reconnaissance et l’écoute de la faim seront plus naturelles. Le but est d’atteindre le niveau 2 de l’échelle qui suit: 

 

0 = pas faim du tout 

1 = petit creux 

2 = faim normale (gargouillement, sensation de vide dans l’estomac, baisse d’énergie) 

3 = faim excessive (je meurs de faim)

 

Kévin NUBRET-ADONICAM




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