Les solutions comportementales à la surcharge pondérale (partie 2)

rassasier

SE RASSASIER, SANS PLUS

 

Quand on a mangé suffisamment, un signal corporel subtil se fait sentir, le corps n’a plus faim. Comme il faut un certain temps après le début du repas pour que cette sensation se manifeste, il est important de manger lentement. Les aliments qui nécessitent beaucoup de mastication, comme les crudités, permettent aussi d’allonger la durée du repas. 

 

La sensation de ventre plein survient plus tard, quand on a mangé à la limite maximale de la capacité de notre estomac ou davantage. On se sent bourrer. Moins subtile, cette sensation comprend parfois une légère nausée. Mieux vaut arrêter de manger avant d’atteindre ce niveau. 

 

Si vous mangez lentement et que vous êtes attentif à l’émergence de la sensation de satiété, il se peut que vous n’ayez pas envie de terminer votre assiette. 

 

Voici des exemples de signaux de satiété adéquats : 

 

• Je n’ai plus faim et je me sens confortable dans mes vêtements. 

• Mon repas semble moins savoureux qu’aux premières bouchées. 

• J’ai retrouvé mon énergie. 

 

Afin d’évaluer votre niveau de satiété, prenez l’habitude de mettre une cote à votre niveau de satiété après le repas. Au bout d’un certain temps, la reconnaissance et l’écoute du signal de satiété seront plus naturelles. Le but est d’atteindre le niveau 2 de l’échelle qui suit: 

 

0 = encore faim 

1 = pas tout à fait rassasié 

2 = bien rassasié, plaisir gustatif comblé, à l’aise dans mes vêtements, satisfaction 

3 = trop plein 

4 = Ventre  tendu

 

En bref, en écoutant les signaux de notre organisme qui ajustent naturellement la quantité de nourriture en fonction de ses besoins physiologiques, vous retrouverez une grande liberté face à la nourriture, une meilleure énergie, un meilleur bien-être général et une meilleure gestion de poids.

 

L’ATTITUDE PLAISIR

 

Il est bien démontré que pour atteindre une satisfaction complète, autant psychologique que physiologique, ce que nous mangeons doit être bon et nous procurer un plaisir gustatif. Manger un morceau de poisson non assaisonné accompagné de légumes vapeur rassasiera très bien physiologiquement, mais puisqu’il ne procurera pas de plaisir, il est fort probable que l’on ait envie de manger encore après ce repas. Le plaisir à manger est une composante essentielle du système de régulation de la prise alimentaire.

 

En d’autres termes, la régulation de la prise alimentaire ne peut pas se faire correctement dès lors qu’on mange sans plaisir gustatif. Par ailleurs, si l’on néglige d’écouter son signal de vraie faim et qu’on attend trop avant de se sustenter, la faim excessive nous fera trop manger, nos choix alimentaires ne seront composés que d’aliments procurant des sensations de plaisirs intenses comme la malbouffe et le sucre. C’est en mangeant au bon moment, qu’on peut avoir un sain équilibre avec un choix d’aliments santé procurant du plaisir.

Vous comprendrez donc ici que toute intention d’arrêter complètement de manger tel ou tel aliment tant apprécié, et ce, dans le seul but de maigrir vous entraînera à coup sûr dans le cercle infernal de la perte et de la reprise de poids appelé phénomène du yoyo.

 

L’ATTITUDE INTUITIVE

 

Après avoir attendu de ressentir la faim, il faut choisir ses aliments. Le choix doit être fait en fonction de votre envie réelle et non d’un choix rationnel. Par exemple, vous avez envie de manger des pâtes, mais vous vous dites que cela fait grossir, donc vous choisissez une salade. Un choix rationnel peut être supporté une fois de temps en temps, mais à la longue il produira un état de frustration intense et risque de provoquer des compulsions alimentaires vers des aliments non bénéfiques à la santé, comme des croustilles, du chocolat, de la malbouffe et d’entraîner ainsi une prise de poids. Par ailleurs, en choisissant les pâtes tant désirées, et en respectant le signal de satiété, il ne devrait pas avoir de prise de poids.

 

L’ATTITUDE ÉQUILIBRÉE 

 

Ayant fait le choix de pâtes comme aliment principal, il nous faut constituer un repas équilibré. Manger que des pâtes à la sauce tomate, par exemple, ne permettrait d’atteindre un niveau de satiété suffisant, car ce plat n’était constitué que de glucides et de lipides. Il est indispensable d’avoir en plus une source de protéines ainsi qu’un bon apport de légumes (deux groupes d’aliments rassasiants et satiétogènes). Donc, pour accompagner ces pâtes à la sauce tomate, on pourrait manger également des légumes grillés et une escalope de  poulet comme source de protéines, respectant ainsi un apport équilibré. 

 

L’ATTITUDE RESPONSABLE

 

Il est nécessaire de prendre en charge nos choix alimentaires et de ne pas reporter la responsabilité de nos excès sur le stress, les amis, les vacances, les publicités et autres excuses. Nous devons être vigilants quant à tous les facteurs pouvant nous inciter à trop manger et cesser d’être une victime consentante de l’industrie agroalimentaire.

 

Kévin NUBRET-ADONICAM




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